Les racines de la Bosnie-Herzégovine !

19 mars 2022 : Mostar

 

guirlandes de plastiques

On se décide finalement à rejoindre la Bosnie qui était prévue beaucoup plus tôt mais l'actualité en Ukraine nous rappelle qu'on ne peut pas faire l'autruche. Direction Mostar ! 


Depuis Neum, petit bout de la Bosnie entre la Croatie, nous rejoignons Mostar en 1h30 (à environ 100 kms de Sarajevo la capitale) qui nous a parut interminable car le trajet était entrecoupé de longs silences où notre attention était portée sur la routes et les millions de déchets.


La grande route qui était en construction s'est arrêté nette sans prévenir. Nous avons du poursuivre par une petite route montagnarde remplie de nids de poules et pas plus large que notre route de campagne qui mène à notre maison. La route étaient bordées de broussailles, de maisons en ruines ou non terminées qui dévoilaient les stigmates de la guerre de 1991. Nous entrons dans la ville sans GPS (plus de forfait depuis 10 jours), déjà on était content car l'alphabet cyrillique des panneaux nous interdisait de comprendre n'importe quel mot.

Je ne m'attendais pas à une si grande ville, c'était l'ancienne capitale de la Bosnie. La ville était composée d'un mélange de nouveaux bâtiments et de ruines.

 

 

 Ça nous faisait froid dans le dos, on se disait même qu'il ne fallait pas que toutes ces ruines s'effondrent.

Nous nous sommes garés derrière la Mairie et nous prenons nos sac à dos, nous laissons "pachy" notre pachyderme. Nous nous dirigeons à pied vers la vieille ville après avoir gentiment refusé la proposition de visite d'un faux guide qui boitait...


Le pont : la star de Mostar

 Deux communautés se sont violemment affrontées à Mostar. Le côté du quartier slave musulman contre l'autre côté du boulevard de la République c'est le quartier croate catholique. Mais pas seulement, pendant la guerre des années 90 les Serbes, les salves orthodoxes s'étaient emparés des montagnes tout autour ! Un sacré bazar, difficile de se retrouver dans ces conflits;



Nous arrivons devant une ancienne mosquée, les chaussures étaient posées à l'entrée et des hommes priaient sur des tapis, les femmes attendaient devant.

Nous poursuivons la découverte en entendant le chant de la prière diffusé dans les hauts-parleurs de la vieille ville fait de beau dallage de galets. Je découvre une ancienne autre mosquée et en face le musée des victimes du génocide fermé avec un gros cadenas.

Nous avançons, mais notre ressenti n'est pas bon, les gens nous regarde avec un mauvais regarde d'un mauvais œil, on se fait même insulté par un groupe de jeunes hommes.

 Nous avons compris : les chiens ne sont pas les bienvenus dans cette ville au style orientale. 

Le vieux pont a toujours été le symbole de la ville. point de passage qui a permit le commerce et l'enrichissement . Il était le seul pont détruit pendant la guerre jusqu'en 1992 où les forces croates l'ont dynamité pour prévenir les tentatives bosniaques de s'emparer de la ville. 

Devant cet acte destructeur qui a considérablement sidéré l'ensemble des locaux, en 1997 ils se mobilisent pour sa reconstruction grâce ce à l'aide de la banque mondiale et du conseil de l'Europe et d'un Turc. Il est refait à l'identique avec les mêmes techniques. Il devient symbole international de la paix, inauguré en 2004.



Ne nous sentons pas à notre aise, on décide de rejoindre la frontière Croate, où le passage s'est fait sans trop de difficultés après avoir justifier avec nos passeports, d'éventuels achats de drogues, ou d'alcool lors de notre passage et nos prévisions d'itinéraires.

 

le célèbre pont de Mostar

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